Uccellacci e uccellini 
un film de Pier Paolo Pasolini à travers les photos Divo Cavicchioli 

Sous la direction d’Antonio Maraldi 

Dans le cadre du festival 
Ecrans Mixtes 

 

Exposition du 28 février au 16 avril 2022 

À l’occasion du centenaire de sa naissance, cette exposition rend hommage à Pier Paolo Pasolini (Bologne, 5 mars 1922 – Rome, 2 novembre 1975) en proposant les images de son film qu’il considérait comme « le plus aimé ». 
Tourné entre octobre et décembre 1965 (à Rome, Fiumicino, Viterbe, Tuscania et Assise), Uccellacci e uccellini raconte l’histoire d’un père et d’un fils qui cheminent dans la banlieue romaine, accompagnés d’un corbeau parlant, intellectuel et de gauche. Un film - selon les mots mêmes de son auteur - « conté en prose avec des touches poétiques, ce qui caractérise les fables ». 
Les protagonistes sont Toto’, le plus grand comique du cinéma italien ici sous un jour nouveau, et Ninetto Davoli, une découverte pasolinienne. C’est Divo Cavicchioli qui a entièrement documenté l’élaboration du film. Photographe de plateau, il avait déjà travaillé avec Pasolini sur le tournage de Mamma Roma. Quelques-unes des photographies exposées - qui proviennent du Centre de Cinéma de la Ville de Cesena - sont célèbres pour avoir accompagné la promotion du film dès sa sortie, mais dans leur majeure partie, elles sont inédites et ont été tirées pour la première fois. Parmi celles-ci, celles qui témoignent de la séquence du cirque, tournée puis coupée et qui n’a pas fait partie de la version finale du film. 

Divo Cavicchioli (Cecina, 1924 - Carthagène des Indes, 1996) a été un des plus importants photographes de plateau du cinéma italien. Actif depuis les années 1950 et jusqu’à la moitié des années 1970, il a collaboré avec, entre autres, Pietro Germi, Giuliano Montaldo, Ettore Scola, Marco Ferreri, Gillo Pontecorvo. 
Dans sa longue filmographie, on trouve aussi des films de genre, de la comédie au western (de Quien sabe ? à Tepepa) qu’il aimait particulièrement. Ses archives font partie du fonds photographique du Centro Cinema Città di Cesena.



 

FRAGMENTS DES JOURS TROUBLÉS : ZONE INCERTITUDE 
Photographies de Zacharie Gaudrillot-Roy 

 

Exposition du 10 au 26 février 2022 
Puis du 31 mars au 2 juillet 2022 

Horaires d'ouverture : 
vendredi, samedi et dimanche de 15h à 19h 
et sur rendez-vous. 

 

FRAGMENTS DES NUITS TROUBLÉES 
Zacharie Gaudrillot-Roy 

Expopsition du 20 novembre 2021 
au 26 février 2022 


© Zacharie Gaudrillot-Roy

 


© Zacharie Gaudrillot-Roy

 

  


 

Ni patrie, 
ni exil 

Olivier Marchesi


© Olivier Marchesi

Vernissage le samedi 19 septembre 2020 à partir de 15h

du 19 septembre au 19 décembre 2020 
 

L'exposition présente une recherche du paysage russe, du cercle polaire à Mourmansk jusqu’à la mer du Japon à Vladivostok. Le voyageur trouvera sur son chemin les différentes époques presque intactes d’une Russie régulièrement en révolution et ces vastes et silencieuses étendues semblant si éloignées du fracas de l’histoire. 
 

« La Russie ne se comprend pas par l’intelligence, 
Ni ne se mesure à l’aune commune…» 
Fiodor Tiouttchev, 1866.



 


The Fall 
Of Attica 

Sophie Knittel 


Vernissage jeudi 16 janvier à 18h 

Du 16 janvier au 28 mars 2020 


“On disait que cette race avait jailli, si profondément des ténèbres du passé, que les hommes ne les connaissaient pas plus que leurs noms, ni même clairement comment ils étaient liés les uns aux autres. Mais il est arrivé un moment où leurs enfants semblaient disparaître.” Ion, extrait A. R. Hope Moncrieff 

The Fall of Attica est un projet documentaire au long court sur la crise économique, politique et sociale grecque. 


 
© Sophie Knittel 

  




 

CARTE DE PRESQUE 
Exposition du Trouble collectif 

 
Extrait de la vidéo Les enfants de l'étang noir © Melania Avanzato 
 

Du 14 septembre 2019 au 5 janvier 2020 

Avec les travaux de 
Melania Avanzato (photographies et vidéo) 
Arnaud Brihay (photographies polaroid) 
Zacharie Gaudrillot-Roy (photographies et son) 

En résonance avec La Biennale de Lyon. 

 

 

 



  


[YZ] 
Photographies de Benjamin Larderet 

 

Vernissage jeudi 2 mai à 18h 

Exposition du 2 mai au 29 juin 2019 

[YZ] est une fiction photographique, librement adaptée de la cavale du terroriste Khaled Kelkal en septembre 1995. Suite à une série d’attentats, l'homme fut repéré dans les forêts de l’Ouest Lyonnais, s’ensuivit une chasse à l’homme qui se solda par la mort de celui-ci. 

Tout en s’affranchissant de cet épisode sanglant, Benjamin Larderet reprend à son compte une partie du fil narratif ainsi que l’espace géographique. La fuite puis l'isolement d'un homme perdu dresse la trame de fond et la forêt de Malval abrite cette histoire racontée à la première personne. 


  



 

 
 

 

 

 

 

 

 

Pour cette exposition, différents artistes mêlent leurs plumes et leurs regards, défiant le réel dans une inquiétante familiarité, stimulant le banal par des points de vue subjectifs qui s'entrechoquent. 


Il s'agit d'une exposition qui n’a aucun sens de lecture, d’une illusion de réalité, d’un mélange de langages inadéquats à l’expression du réel, d’un monde incertain aux échos contraires. Elle n’apporte pas de réponses, en tout cas j'en ai l'impression, et j'en viendrais même à l'espérer, car j'ai une question qui me taraude depuis le début et reste en suspens : 

Est-ce que tout ça va quelque part ?   

Les artistes : 

Melania Avanzato, Isabelle Bonat-Luciani, Arnaud Brihay, Zacharie Gaudrillot-Roy, Jindra Kratochvil, Maud Mesnier, Arnaud Zohou et Stephane Libert.

Exposition du 14 mars au 27 avril 2019 


 


TROUBLE COLLECTIF DANS L'ABAT-JOUR 


Une exposition chimérique qui déborde dans le réel. 

Du 29 novembre 2018 à 20h précise au 2 mars 2019. 

Exposition-performance-installation-assignation à résidence du Trouble Collectif, avec dans les rôles principaux : 

Melania Avanzato, Arnaud Brihay, Zacharie Gaudrillot-Roy, Stéphane Libert, Jindra Kratochvil ainsi qu'une famille allemande dont le nom nous échappe. 
 

 

 




Passager 
Arnaud Brihay 

Du 8 septembre au 17 novembre 2018 

Passager 

Adjectif : qui ne fait que passer. Qui ne dure que peu de temps 
Nom : Personne qui utilise une moyen de transport pour se déplacer sans participer à son bon fonctionnement.

© Arnaud Brihay

 


 

 

  



TERRITOIRES 
OUBLIÉS 

Une exposition de Vanessa Kuzay et Alexandre Vigot 

11 avril > 5 mai : Rétine Argentique – Marseille 
24 mai > 30 juin : Galerie l’Abat-Jour - Lyon 


© Vanessa Kuzay

 


L’exposition : 

En se plongeant dans leurs souvenirs d’enfance et d’adolescence, Alexandre Vigot et Vanessa Kuzay s’interrogent sur nos territoires d’origine et ce que l’on en garde, la manière dont on vit avec, une fois adultes. Dans un noir et blanc intemporel révélant tour à tour des impressions diffuses ou des flashbacks précis, les deux photographes convoquent des fantômes, des géographies enfouies, entre mélancolie, onirisme, vertige et trouble. De territoire géographique il est aussi question car ces instants de vie s’inscrivent dans un lieu, la montagne et la forêt d’Auvergne pour Alexandre, une ville « moyenne » du sud de la France pour Vanessa. 

Alexandre ne se souvient pas de son enfance qu’il essaie de retrouver au milieu du brouillard et des sapins, en retournant sur les lieux de son enfance, avec son fils. Son travail parle ainsi de la filiation. La famille est également au cœur des images de Vanessa, puisque c’est en sa nièce photographiée qu’elle retrouve l’adolescente qu’elle a été. 

Revenir photographier les paysages de leur jeunesse relève d’un travail d’introspection. Que révèlent ces paysages de notre identité ? Ils racontent, expliquent des trajectoires et un certain sentiment persistant d’aliénation, et nous parlent à tous qui avons connu et parfois oublié ces territoires. 


© Alexandre Vigot

 


Les photographes : 

Vanessa Kuzay est née en 1984 dans le Vaucluse. Enfant, elle se passionne pour les albums photo de famille, ce qui lui donne un goût pour l’image et les récits réels ou imaginaires qui en découlent. Ses thèmes de prédilection concernent principalement le lien entre territoires et existences, la solitude, les zones pavillonnaires, les lieux périphériques, l’adolescence et la filiation. Appréciant d’expérimenter une variété de techniques, elle travaille surtout en argentique : 
35mm, 120mm, mais aussi polaroïd, procédés alternatifs, tirages sur différents supports. Plusieurs de ses travaux ont été sélectionnés pour être exposés, notamment dans le cadre des Rencontres d’Arles (BYOPAPER, Workshop in Progress, Voies Off), de Voeux d’Artistes à Marseille, du festival Phot’Aix et du festival photo de Montmélian. Vanessa Kuzay vit aujourd’hui à Aix-en-Provence et travaille à Marseille. Elle est co-fondatrice des collectifs Marseille Sometimes (marseillesometimes.com) et Pose 37 (collectif de photographie argentique). Elle est également membre du comité d’organisation du festival Phot’Aix. 
www.vanessakuzay.com 


Alexandre Vigot est né en 1980, en Auvergne. Il aborde la photographie à travers les reportages et la photographie illustrative et travaille d’abord principalement dans le domaine de l’humanitaire. Il développe ensuite, en parallèle de ces travaux de commande, une approche plus personnelle de la photographie. Il débute ainsi en 2015 l’écriture d’une histoire photographique sur son enfance. Ce premier travail d’auteur photographe intitulé 
« je ne me souviens pas de mon enfance » a été exposé dans plusieurs festivals (Montmélian, Montélimar,…) et un livre a été publié. Alexandre Vigot vit aujourd’hui à Bourg-en-Bresse et travaille à Lyon. Il partage aujourd’hui son temps entre travaux personnels et commandes où il s’intéresse plus particulièrement à l’humain, la transmission, la solidarité. Son prochain projet photographique, en cours de réalisation, raconte sa propre histoire avec l’Afrique. 
www.alexvigot.com 


Les lieux : 

 
Rétine Argentique à Marseille, 85 rue d’Italie dans le 6e arrondissement, accueillera l’exposition du 11 avril au 5 mai, avec un vernissage prévu le mercredi 11 avril à partir de 19h00 en présence des photographes. 
http://www.retineargentique.com/ 

 
L’Abat-Jour, située au 33 rue René Leynaud dans le 1er arrondissement, accueillera à son tour l’exposition du 24 mai au 30 juin avec un vernissage le jeudi 24 mai à partir de 19h en présence des photographes. 
http://www.labatjourphoto.com/ 


Exposition en partenariat avec : 

Corridor Éléphant est un magazine en ligne dédié à la photographie contemporaine. Chaque semaine, les lecteurs y découvrent les portfolios d’artistes sélectionnés par la rédaction, des chroniques, un documentaire sur la photographie, une revue de presse… Depuis 2016, Corridor Éléphant est également une maison d"édition qui édite trois fois par an NiepceBook, la revue papier en édition limitée et numérotées ainsi que des monographies numérotées et signées de photographes émergents. Association loi 1901, Corridor Éléphant à pour but d’augmenter la visibilité et d’accompagner les photographes d’aujourd’hui et demain. 
Découvrez Corridor Éléphant : http://www.corridorelephant.com/

 

 





« Lors de ma dernière visite, l'atelier de cordonnerie avait disparu. 
Dans le fond de la cour étaient encore entreposés quelques outils, 
des normes en bois et des chaussures pleines de poussières. 
Mon grand oncle a été le dernier cordonnier de la famille. » 

Dans ce travail réalisé au Chili lors de plusieurs voyages, entre 2006 et 2017, 
Celsor Herrera Nuñez nous parle d'un périple dans le temps, 
retrouvant les terres lointaines de son enfance. 

 
© Celsor Herrera Nuñez 

LA VISITA 
Celsor Herrera Nuñez 

Vernissage le jeudi 15 mars à 18h 

Du 15 mars au 12 mai 2018 

 


.INTERLUDE. 

Du 18 janvier au 10 mars 2018 

 

Avec les photographies de Melania Avanzato, Arnaud Brihay, Lise Dua, Bérangère Fromont, Thaïva Ouaki et Nabil Tazi. 

 

© Melania Avanzato 

Il ne sait pas quelle heure il est, la ville est vide – ou presque, les portes sont closes, les fenêtres occultées par les volets et les stores. Il se sent libre de tout geste, tout regard furtif ou contemplatif. Les seuls observateurs pouvant le juger sont des caméras fixées sur les murs ici et là, il croyait pourtant être tranquille mais il y en a de partout. Dans cette rue, fixé sur un lampadaire, derrière cette porte d'immeuble, on peut voir son œil rouge clignoter, sur un portique en métal, au dessus d'une cour ou dans un musée fermé, elles le fixent de leur œil rond et globuleux. 

Le ciel est d'un bleu profond et les bâtiments jonchés sur le sol semblent sortis de nulle-part, la lumière artificielle des lampadaires venant caresser leur surface. Un vrai décor de théâtre. 

© Thaïva Ouaki 

Il entend le rythme incessant des roues de voitures frôlant le bitume au loin, comme un bourdon incessant, une transposition artificielle et contemporaine du bruit des vagues en bord de mer, en quelque sorte. Plus près, un bruit de pas dans une ruelle voisine, à moins que ce ne soit l'écho qui trompe sa perception des distances. Des pas lointains. 

Une personne zigzague entre les poteaux, passe d'une rue à l'autre. Perdue, ou à la recherche de quelque chose, en direction d'une réelle rencontre, peut-être. La forme de son corps ne semble que silhouette, se déformant en fonction de la direction qu'elle prend, semblant se brouiller lorsqu'elle s'arrête. Seule forme fluide au milieu d'un paysage tiré au cordeau, entre la pierre des bâtiments et le bitume de la rue. 

Elle se retourne et regarde en direction d'un immeuble d'une hauteur inhabituelle. Probablement un hôtel. Pas un quatre étoiles, pas non plus le truc miteux ou l'hôtel de passe, juste un lieu banal ou des acteurs anonymes d'une société capitaliste se croisent furtivement, des touristes ou bien des employés commerciaux qui s'emmerdent dans leur chambre, en attendant le prochain avion. Certaines fenêtres sont allumées. Elle aperçoit un éclair scintillant derrière un rideau, un effet stroboscopique créé par la lueur d'un écran. 

© Arnaud Brihay 

De l'autre côté de cette fenêtre, un employé commercial anonyme est allongé sur son lit, on ne voit pas son visage, mais lui peut voir le monde qui l’entoure. Il a sûrement fait le tour du monde, connaît tous les aéroports et goutté à tout les petits déjeuners d'hôtels miteux et classieux. En cet instant immobile, le seul mouvement acceptable pour lui est celui qu'il observe à travers l'écran de la télé. Le monde extérieur est mouvant et irréel. L'homme est comme anesthésié par le flux de ces images étrangères. Absurdité banale. Il zappe de chaîne en chaîne pour finir sur un programme digne d'intérêt : le japon moderne et ses grandes métropoles, la pollution visuelle et sonore, les jeux virtuels et les grosses voitures imitation américaine. Des gens portant des masques qui courent de partout, des sonneries de téléphone et des voies étrangères. Une langue incompréhensible pour les oreilles d'un employé commercial anonyme. Après bon nombre d'images défilant à toute allure – en tout cas par rapport à l'immobilité de la chambre d'hôtel, vient un plan fixe sur un type en costard, un homme d'âge moyen coincé dans le métro parmi tant d'autres, la vue altérée par la lumière des néons beaucoup trop forte, il ferme les yeux. Il aurait préféré rencontrer une personne plutôt que dix-mille c'est certain, échanger des paroles avec autrui peut-être, ou bien tout simplement rentrer chez lui retrouver son foyer. Il a mal au crâne et toute cette foule autour de lui semble irréelle, il desserre son nœud de cravate, rouvre péniblement les yeux. Comme sur la ligne occupée d'un téléphone, un bruit sourd et incessant a finalement remplacé le brouhaha fatigant de la métropole, et l'homme en costard ne fait plus qu'attendre. Le métro moderne s'est transformé en tunnel sinueux, un dédale toujours aussi urbain où arpente la solitude. 

© Nabil Tazi 

Arrivé ici, sans vraiment savoir où il se trouve, il n'y a plus qu'un pas à faire pour errer dans l'obscurité du dehors, exil certain et retour aux questionnements qui le hantent. Il a le sentiment de redevenir ado. Un être perdu, une jeune fille qui grimpe sur un poteau électrique pour mieux voir l'horizon. Inexistant. Elle, malgré la pénombre, peut tout de même voir les herbes folles pousser à travers les failles dans le bitume, l'urbain rencontre un semblant de naturel, elle se sent immortelle le temps d'un instant, en haut de son perchoir. Plus bas, des jeunes âmes batifolent dans des cours délabrées, elles s’étreignent dans le noir, à l’abri des regards accusateurs et dogmatiques d'une société paranoïaque. Elles fument des joints pour mieux voir le réel, d'une certaine manière, elles se perdent dans une autre dimension sans se poser plus de questions. 

© Bérangère Fromont 

Non loin de là, une forme géométrique faite de sable semble suspendue dans la nuit profonde, la lumière d'un flash nous suggère une zone de confort pourtant peu rassurante au premier abord. L'adolescente perdue retrouve un chez soit furtivement, la délimitation des lignes forment une maison, un appartement abandonné, où ont vécu et vivent encore d'autres âmes. 

Les autres. Ils sont nombreux et semblent pourtant ne former qu'une seule et même entité. Ils sont de l'autre côté du périphérique, cachés dans ces immeubles, toujours les mêmes. Elle pense qu'ils aimeraient sortir, mais qu'il n'en on pas conscience. 

© Lise Dua 

Derrière ce mur par exemple, il y a une personne qui semble échanger avec elle même. Dans un petit appartement confortable avec des tapisseries sur les murs et des moulures sur les portes, elle fait des vas et viens entre la cuisine et sa chambre. Puis, elle s'observe dans le miroir de la salle de bain, longuement, elle voit une autre personne, elle voudrait l'apprivoiser et se cacher derrière son visage plein de mimiques artificielles. Elle reste là comme si le temps s'était arrêté, tranquillement blottie sous un immense drap fantomatique. Et si par hasard un regard venait à rencontrer le sien, elle se cacherai derrière ce qu'elle a pu voir, pour mieux appréhender le réel. 

 

 



Altitude Attitude 

Artophilia, association diffuseuse d’art, s'installe à l'abat-jour pour une exposition de Cornelia Eichhorn.

 
"Porce-épic" 40x50cm, ADAGP 2017, graphite © Cornelia Eichhorn 


Exposition de Dessins et vidéos 
Du 16 novembre 2017 au 6 janvier 2018. 


Vernissage en présence de l'artiste 
le jeudi 16 novembre à partir de 18h00. 


Le travail de Cornelia Eichhorn tend à rendre visible les tensions, les frustrations, les violences larvées qui évoluent discrètement et très lentement en nous-mêmes, et au travers de l'autre. La nécessité de l'autre nous permet l’épanouissement et la reconnaissance, mais nous oblige à être dépendant et parfois opprimé. Ces interactions sont par nature problématiques et complexes, difficilement discernables tant dans leurs origines que dans leurs conséquences. 
Cornelia Eichhorn nous montre la beauté antinomique de ces frustrations vénéneuses et cette défiguration des bonnes intentions jusqu’à leur pourrissement engendrant le chaos du monde. La vanité de l'homme à se penser au delà des lois naturelles créent cette entropie et cette décadence, qui lui sont inhérentes, au delà de toute morale. Voici ce que nous montrent ces dessins foisonnants, qui existent et nous regardent. 


 

 



 

 


Du 16 septembre au 10 novembre 2017 

En Résonance avec la Biennale de Lyon 2017 

  

Vernissage Le samedi 16 septembre à 15h. 



Avec les travaux de : 


Laure Abouaf          |          Melania Avanzato          |          Clara Cuzin         |         Zacharie Gaudrillot-Roy 
 




Le tropisme définit, au sens figuré, une force obscure qui pousse un sujet à prendre une certaine orientation. Tout être vivant semble sujet à ce phénomène. Que pouvons nous penser de l'évolution des êtres vivants aujourd'hui, nos choix et nos actes sont ils le fruit de notre instinct, ou sont ils orchestrés par des systèmes ? « Tropisme » explore ce sentiment fugace, questionnant la notion même de liberté et notre rapport à l'animalité. 



Dans le cadre de l'exposition TROPISME : 

Les chimères de Heinrich Hertz 

Performance narrative et sonore. 
Texte/voix : Jindra Kratochvil, musique/son : Stéphane Libert. 

 


Certains organismes récents ne résistent plus à la lumière d'origine naturelle et nécessitent un environnement spectral entièrement contrôlé pour se développer pleinement. Comment interpréter ce besoin inéluctable de fréquences spécifiques ? Qu'en est-il de ces fascinants superorganismes dits "hertziens" ? 


 




 

 


ANTÉ MEMORIA 
Exposition de sabrina biancuzzi 
Dans le cadre du Festival Aperçu. 

 

Vernissage le jeudi 8 juin à 18h. 

Exposition du 3 au 30 juin 2017 

L'exposition présente deux séries de Sabrina Biancuzzi : « Le 7ème passager » et « SHE ». 

Toujours plongé dans l'inquiétude d'un passé oublié ou d'un instant qui file, 
le travail de Sabrina Biancuzzi montre des parcelles de temps, 
capturées comme des objets mis sous vitrines. 



 
 

 

 

 

 

 

 





 

Interférences 
Arnaud Thomas, Fabrice Laillier 

Du 23 mars au 20 mai 2017. 
Vernissage le jeudi 23 mars à 18h. 

« Interférences » est une exposition faite de matières brutes et d'illusions, qu'elles soient photographiques ou autres. Tantôt perçues, tantôt imaginées, elles présentent le lien parfois étroit entre processus de fabrication et questionnement d'une image, lorsque celle-ci est présentée dans un certain contexte. 

 
© Arnaud Thomas​ 



 
© Fabrice Laillier 

 


Diegesis 
Zacharie Gaudrillot-Roy 

 
​Photogrammes recomposés - Zacharie Gaudrillot-Roy 


Du 19 janvier au 11 mars 2017 
Vernissage le jeudi 19 janvier à 18h. 

Diegesis, ou diégèse – est l'univers d'une œuvre, ce qui est inclus dans la narration. 
L'exposition mêle photogrammes tirés de films obscurs et visions d'une réalité déformée par la perception et l'influence des images cinématographique, nous plongeant dans un univers entre réel et fiction. 



 
 
 



Avec les photographies de : 
 

Philippe Accary - Marie Bienaimé- Pierre Bonetto - Christophe Boulard - Samuel Mailliot - Pascal Michalon - Patricio Michelin - Julien Minard - Noël Podevigne - Robert Pujade - Marie Noëlle Taine 

Du 17 novembre 2016 au 14 janvier 2017. 
Vernissage le jeudi 17 novembre à partir de 18h. 

« Voici onze photographes qui proposent leur ailleurs, non pas dans le texte ou dans la langue, mais dans une géographie physique transformée par le regard, dans un espace imaginé ou fantasmé, dans un temps différé. » Marie Noëlle TAINE 

 
​© Julien Minard 

Produite à l'origine par Université Claude Bernard Lyon 1 en 2013.



FROM ON MY ROAD 
photographies de Arnaud Brihay 

Vernissage samedi 10 septembre de 15h à 20h 
Exposition du 10 septembre au 5 novembre 2016 


 
© Arnaud Brihay 


Avec cette exposition monographique de Arnaud Brihay, nous découvrons le point de départ de la série From on my road, questionnement photographique sur la durée et le passage, prenant appui sur la culture cinématographique des road movies. 

Commissariat : Laure Abouaf 

 




 


ZONE DE REPLI 
Photographies de Cedric Delsaux 

Exposition du 12 mai au 25 juin 2016

Dans le cadre de France(s), Territoire Liquide




Pendant plus de dix-huit ans, Jean-Claude Romand a fait croire à sa famille et à ses amis qu’il menait une brillante carrière de médecin pour l’Organisation Mondiale de la Santé. Pour entretenir l’illusion, il ne rentrait chez lui que le soir, après avoir passé la journée à errer en voiture dans la région de Gex. Sur le point d’être découvert, il assassina sa femme, ses deux enfants et ses parents. Au terme de son procès, il fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Les photographies de Cédric Delsaux ne racontent pas directement la terrible histoire de Jean-Claude Romand ; elles tentent plutôt de suggérer son état d’esprit ou sa perception du monde d’alors. Ces photographies explorent l’environnement dans lequel Jean- Claude Romand passait ses « journées de travail », voyageant toujours seul. Comment ces paysages l’influençaient-ils ? La claustrophobie affleure dans ces images, le paysage apparaît comme un piège dont il ne pouvait sortir qu’après des heures d’attente quotidienne... avant de rentrer chez lui, où un autre piège l’attendait : celui de l’image trompeuse dans laquelle il s’était lui-même enfermé.

  

© Cedric Delsaux 

 



 

 

LE CIEL ET LA POUSSIERE 

Du 24 mars au 7 mai 2016 

Le ciel et la poussière. Entre ces deux pôles, ces photographes sont parties en errance, à la recherche des restes du monde : 
espaces abandonnés, fragments de papiers récupérés, égarements d'une nuit. 
Chacune, sous une forme différente, questionne et renouvelle l'image d'un monde en devenir. 


Les photographes et séries présentées :

 

 

Pour l'éternité 
Jeannie Abert
 Terrain Vague 
Emmanuelle Coqueray 
Cosmos 
Berangère Fromont



Commissariat : Lise Dua et Zacharie Gaudrillot-Roy. 
 





D'APPARENCE 

Du 4 février au 19 mars 2016 

L’exposition D’APPARENCE propose d’interroger notre relation à l’image, 
en créant un dialogue entre différents supports de la lumière, qu’elle soit capturée ou projetée. 
D'APPARENCE réuni les travaux de Melania Avanzato et Zacharie Gaudrillot-Roy. 

Vernissage jeudi 4 février à partir de 18h. 


 


 



 
FRAGMENTS : Exposition collective / Vente de photographies 

Dans le but de créer un dépôt vente pour des tirages photographiques de petits formats, l'exposition présente plusieurs « fragments » de séries de divers photographes : 

Helene Katz 
Nicolas Marchand 
Laure Abouaf 
Benjamin Lorieau 
Maxime Simon 
Lise Dua 
Julien Minard 
David Duchon Doris 
Roame Ipsum 
Melania Avanzato 
Zacharie Gaudrillot-Roy 
Benjamin Larderet 
Stephane Charpe 
Arnaud Thomas 
Julien Richetti 
Veronique Levesque 
Julien Roche 
Alison McCauley 
Julie Monestier 
Charlotte Houot




SLEEPERS

photographies de Julien Minard


Du 5 novembre au 12 décembre 2015 


En février 2015, je fais une traversée sud-nord de l’Inde par le rail : 80h dans le Himsagar express qui part une fois par semaine de Kanyakumari, la pointe sud du pays, et qui remonte en zigzag jusqu’à Jammu, capitale d’hiver du Jammu-et-Cachemire. 
Sleepers fait référence au nom de la classe dans laquelle je voyage, tout autant qu’à l’activité principale qui règne dans le train. Les photographies de la série Sleepers font se rapprocher plusieurs réalités de l’Inde contemporaine, liées par l’unité d’un voyage en train, sans délaisser la part de rêverie qui caractérise tout voyage. 

 
 



ROAME IPSUM 
photographies de Thaïva Ouaki 

 
© Thaïva Ouaki 

Du 1er au 31 octobre 2015 

La démarche de Roame Ipsum questionne la notion d'identité au travers des cadres imposés à l’Homme. Confrontée à l'espace social et normatif, au passage du temps, aux mouvements du sensible, elle est mise en perspective avec celle de liberté. 
Ses séries laissent les photographies dialoguer les unes avec les autres, ou bien "faire corps" pour défendre un même propos. 
Leur récit est volontairement laissé ouvert pour ne pas s’en tenir à l’anecdote, interpeller une sensibilité commune et plus largement, solliciter le spectateur au travers de son interprétation des images. 

 

 





Le collectif CHUT! Libres (Sarah Bouillaud, Yann Castanier, Marie Delagnes)  et Zacharie Gaudrillot-Roy présentent l'exposition MONDOVISION 

Du 21 mai au 04 juillet 2015. 

Vernissage jeudi 21 mai à partir de 18h. 
 



L'EXPOSITION : 

MONDOVISION exprime le paradoxe de la simultanéité et de la multiplicité des regards possibles sur le monde depuis l’avènement des internets et des nouvelles technologies de la communication. Il est possible de voir le monde instantanément, dans sa quasi-totalité, à n’importe quel moment.  

Aujourd'hui, il ne s'agit donc plus de savoir si l'on voit, mais de savoir comment l'on voit. Il s'agit d'interroger la position du créateur et du spectateur. Regards intimes, parcours du monde, imaginaire ou réminiscences du passé constituent autant de perspectives et de choix. 

Par la confrontation des images et des approches, MONDOVISION met en exergue cette réalité composite et intersubjective qui affleure.



LE COLLECTIF : 

CHUT! Libres est un label photographique créé en 2008. Il rassemble des photographes de la nouvelle génération, des styles distincts qui expriment différentes visions du monde. Il s’agit de saisir le réel et l’imaginaire entre documentaire et création contemporaine ; de saisir le monde en mouvement entre nouveaux objets médiatiques et pureté photographique. Ces sensibilités se complètent, s’affrontent et se répondent pour transcrire la complexité du monde. 
  
CHUT! Libres est un gage de qualité. Le label crée une reconnaissance et une identification des photographes et de leurs sujets sur le long terme. C’est un point d’ancrage pour les professionnels et le public, un guide qui permet de se repérer au fil des années et d'être assuré de trouver le même engagement à chaque travail. 
  
CHUT! Libres, c'est une coopération qui s’établit dans un souci de l’autre, de construction et de partage de solutions liées aux nouveaux enjeux de la sphère photographique. 
  
CHUT! Libres, c’est la photographie de demain. 

Bienvenue au coeur du monde, boum-boum ! 
T’as entendu ? 
Il y a de la vie.


 


Le site du collectif CHUT! Libres : www.chut-libres.com


 


Les Maquis 
photographies de Antoine Bruy



 

© Antoine Bruy 

 


Exposition du 12 mars au 9 mai 2015





"Depuis 2010, j’ai voyagé à tra­vers l’Europe avec le but de ren­contrer ces hommes et femmes qui ont fait le choix radi­cal de vivre loin des villes, en rup­ture avec un mode de vie qu’ils consi­dè­rent bien sou­vent comme étant obsédé par le ren­de­ment et l’effi­ca­cité et qui aurait la consom­ma­tion pour seul hori­zon. 

Dépourvu d’iti­né­raire précis, forcé par les ren­contres et le hasard, ce voyage aura pris à mes yeux le sens d’une quête ini­tia­ti­que fina­le­ment simi­laire à celles de ces famil­les. Huit de ces expé­rien­ces sont ici rela­tées, et sui­vent des des­tins bien par­ti­cu­liers. Dans ce tra­vail, c’est moins une pro­fon­deur poli­ti­que et théo­ri­que que j’ai cher­ché à sonder qu’une pra­ti­que quo­ti­dienne et immé­diate, d’où une cer­taine néces­sité d’opérer un tra­vail de déta­che­ment face à des images qui nous for­cent pour­tant à nous posi­tion­ner. 

L’hété­ro­gé­néité des lieux et des situa­tions ren­contrées nous montre en effet le magni­fi­que para­doxe de la pour­suite d’une utopie par des tâton­ne­ments empi­ri­ques per­ma­nents. Constructions ins­ta­bles, récu­pé­ra­tion et détour­ne­ments astu­cieux, ou encore appli­ca­tions de théo­ries agri­co­les hété­ro­cli­tes don­nent ainsi à voir la richesse des tra­jec­toi­res humai­nes. Les stra­té­gies déployées visent à une plus grande indé­pen­dance énergétique, ali­men­taire, économique ou sociale. Il y a là comme une ré